Editorial – Juin 2021

Éditorial de juin 2021

 

 

Le test de l’obéissance

« Isaï dit à David, son fils : Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères ; porte aussi ces dix fromages au chef de leur millier » (1 S 17.17-18).

Il faut bien le reconnaître, nous n’aimons généralement pas obéir aux autres. David est déjà oint pour être le prochain roi d’Israël, mais il reçoit l’ordre d’apporter des pains et du fromage à ses frères. Normalement, il pourrait lui-même donner des ordres car il a été choisi par Dieu, mais il se rend disponible pour rendre service. Si vous n’êtes jamais disponible pour rendre de petits services, vous ne pourrez pas devenir un leader selon le cœur de Dieu. Avant de régner, David a été testé pour vérifier son obéissance. S’il n’avait pas été soumis à son père, il n’aurait pas pu développer par la suite l’autorité nécessaire pour exercer des responsabilités.

Un jour, un centenier aborde Jésus pour son serviteur malade. Sa déclaration exprime bien la relation entre l’obéissance et l’autorité : « Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l’un : Va ! et il va ; à l’autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela ! et il le fait » (Mt 8.9). Certains veulent bien diriger, mais refusent de se soumettre. David aurait pu se dire : Je suis déjà oint pour être roi, c’est aux autres de me servir ! Si vous n’acceptez ni conseils, ni soumission, vous ne pourrez jamais être un responsable efficace.

David était encore sous l’autorité de son père. Il lui obéissait, même s’il n’était peut-être pas toujours d’accord avec lui. Par cette obéissance, il se soumettait à la volonté de Dieu (Col 3.20). C’est en allant porter de la nourriture à ses frères sur le champ de bataille qu’il a rencontré Goliath, et qu’il est devenu un vainqueur de géant.

Jean-Marc Botteron