Editorial – Juillet et août 2020

Éditorial de juillet et août 2020

 

 

La solitude

« Ils erraient dans le désert, ils marchaient dans la solitude, Sans trouver une ville où ils puissent habiter » (Ps 107.4).

L’être humain a besoin d’avoir des relations sociales pour son épanouissement. On ac­cepte difficilement la solitude. On n’aime pas en parler, mais on la subit dans le secret de notre cœur. Il peut même nous arriver d’être au milieu d’une foule et pourtant de nous sentir désespérément seul.

Job était un homme comblé. Il avait une famille nombreuse composée de sept fils et de trois filles, il avait du bétail et des serviteurs en grand nombre. C’est dans ce cadre idéal que le malheur s’est abattu sur lui : son cheptel a été pillé, sa maison s’est effondrée sur ses dix enfants et tous sont morts ! Sa femme le rejette, puis ses amis tentent de le culpabiliser… quelle solitude ! Cependant, la fin du récit montre qu’au sein de son isolement, il a fait une expé­rience avec Dieu en affirmant : « Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu. » (Job 42.5).

Paul a aussi expérimenté un sentiment de solitude à la fin de sa vie. Il ressent que tous l’ont abandonné. Parfois, nous nous sentons aussi abandonnés de tous. Ceux qui avaient promis leur présence et leur soutien ont disparu. L’apôtre a trouvé sa consolation dans le Seigneur lui-même, car lui ne nous abandonne jamais (2 Ti 4.16-17).

Jésus n’a pas été épargné par la solitude. Esaïe avait prophé­tisé à son sujet qu’il serait méprisé et abandonné des hommes (Es. 53.3). Quand il fut arrêté, tous l’ont quitté, même Pierre.

Cet abandon ne fut pourtant pas le plus pénible. Lorsque Jésus s’écrie sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu aban­donné ? » (Mc 15.34), c’est l’expression d’une solitude absolue. Il peut réellement comprendre ceux qui souffrent de la solitude.

La Bible laisse de nombreuses promesses à tous ceux qui passent par des moments de solitude : Dieu n’abandonne pas ceux qui le cherchent (Ps. 9.11) ; Même si nos parents nous abandonnent, Dieu ne nous délaissera pas (Ps 27.10) ; Il ne nous oubliera jamais (Es. 49.15) et Jésus nous promet d’être avec nous jusqu’à la fin du monde (Mt 28.20).

 

Jean-Marc Botteron