Editorial – Juillet et août 2018

Éditorial de juillet et août 2018

 

 

La prière de la foi

« La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné » (Jc 5.15).

La foi et la prière doivent être associées comme les deux pièces d’un puzzle. La foi nous pousse à prier et la prière requiert la foi pour s’attendre aux miracles. Prier sans la foi correspondrait à appuyer sur l’accélérateur de la voiture sans avoir enclenché la vitesse. On fait beaucoup de bruit, mais on n’avance pas… Jésus n’a pas manqué d’enseigner ses disciples sur la nécessité d’associer la foi à la prière.

Un jour, il a maudit un figuier car il ne portait pas de fruit. Marc précise que ce n’était pas la saison des figues (Mc 11.13). C’est étrange… Selon certains commentateurs, le figuier est censé produire des petits figues vertes comestibles, avant les feuilles, annonçant la récolte à venir. Si le figuier symbolise ici Israël (Os 9.10), cette parole serait une annonce du jugement d’Israël qui a rejeté le Messie. Mais laissons-là l’histoire du figuier maudit et intéressons-nous à la suite. Les disciples se demandent comment ce figuier a pu devenir sec en si peu de temps. Jésus leur enseigne qu’avec la foi, tout devient possible. Non seulement on peut sécher un figuier, mais aussi ordonner à une montagne de se jeter dans la mer ! Nous devons comprendre que la foi nous place sur le terrain du miraculeux. Sur ce terrain, ce ne sont plus les lois naturelles qui prédominent, mais les lois spirituelles. Ainsi, peu importe la taille de la difficulté, un petit figuier ou une grande montagne, le miracle est toujours possible. Jésus conclut : « Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez » (Mt 21.22). La prière doit donc être associée à la foi pour être efficace.

Comment réagissons-nous fasse aux obstacles qui se dressent sur notre route ? Sommes-nous abattus ?  Il est temps de changer d’attitude et d’associer la prière et la foi.

Jean-Marc Botteron