Editorial – Avril 2019

Éditorial d’avril 2019

 

 

Un mal pour un bien

« Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi : si tu vas à gauche, j’irai à droite ; si tu vas à droite, j’irai à gauche » (Gn 13.9).

Personne n’aime les conflits. C’est difficile à vivre quand vous êtes fâché avec une partie de votre famille. Abram était un homme de paix qui n’aimait pas les conflits. Lorsqu’une querelle éclate entre ses bergers et ceux de son neveu Lot à cause du manque de place, il cherche une solution d’apaisement par la séparation.

Cette séparation pourrait être perçue comme un échec, mais elle sera positive pour Abram. Pourquoi ? Car Lot est un croyant attaché principalement aux choses de la terre. Comme il ne prie pas, il fait de mauvais choix. Il voit la plaine du Jourdain comme un jardin de l’Eternel alors que les habitants de Sodome et Gomorrhe étaient constamment tournés vers le mal.

Abram s’était déjà séparé de sa patrie, de la famille de son père et maintenant il doit se séparer de Lot. Le patriarche est attaché aux choses d’en haut. Il ne peut pas être en communion avec son neveu charnel. Sachez-le : il n’y a pas de communion possible entre le charnel et le spirituel. Soit le charnel devient spirituel, soit il y aura une séparation. Mais les deux ne peuvent cohabiter.

Abram ne le sait pas encore, mais cette séparation était permise par Dieu. Lot, se laissant guider par les apparences trompeuses, a amené la ruine sur sa famille. Par ses filles, il est devenu l’ancêtre de deux peuples ennemis d’Israël : les Moabites et les Ammonites.

Dès que Lot s’éloigna de lui, Abram entendit à nouveau Dieu lui parler distinctement et il lui bâtit un autel. Il y a des séparations que vous ne comprenez pas dans un premier temps. Elles sont permises par Dieu car elles sont nécessaires à votre progression.

Jean-Marc Botteron